
Commande d’une bannière pour le fleuve de la Vilaine et d’un conte pour la veillée de printemps organisée par Printemps Bruyant aux Ateliers du Vent (Rennes) le 29 mai 2026.
Au XIXe siècle, un historien a trouvé les traces dans des archives d’une pratique qui a couru depuis l’Antiquité jusqu’au Moyen-Âge, une pratique qui consistait pour les jeunes femmes de Bretagne et d’ailleurs de venir à Rennes et d’y prendre des bains de Vilaine, puisqu’on dit que la Vilaine avait le pouvoir de rendre belle. Les Rennaises de l’époque (et d’aujourd’hui) étaient si belles qu’on en était venu à la conclusion que c’était les eaux de la ville qui les embellissaient. Il y a une rue à Rennes qui porte le souvenir de cette pratique, c’est la rue du Pré-Botté, juste derrière République, Botté qui a une époque devait s’écrire Beauté. C’était à cet endroit que les jeunes femmes se déshabillaient pour se baigner dans la Vilaine.
J’ai voulu en savoir plus sur cette histoire
j’ai remonté la Vilaine en questionnant les gens,
jusqu’à remonter à sa source
et là-bas on m’a raconté
qu’il y a très longtemps
avant même que l’eau ne s’écoule
dans le lit actuel de la Vilaine
il y avait, en Mayenne,
là-haut, tout là-haut
une fontaine au pied d’un chêne…
Extrait du Conte de la Vilaine écrit par Guillaume Lambert