
Né en 1992, Guillaume Lambert écrit, met en scène et joue pour le théâtre.
Diplômé de sciences politiques, il se forme auprès de Joël Pommerat en rejoignant la compagnie Louis Brouillard pendant cinq ans. En 2015, il assiste à la dramaturgie de Ça ira (1) Fin de Louis. La même année, il assiste à la mise en scène du Désordre d’un futur passé, de Jean Ruimi, Caroline Guiela Nguyen et Joël Pommerat (Maison centrale d’Arles). Il continue ce travail en détention avec Marius en 2017 et Amours en 2018, mis en scène par Joël Pommerat. En 2018, il collabore avec la compagnie Les Hommes Approximatifs / Caroline Guiela Nguyen en tant que documentaliste.
En parallèle de ces collaborations initiales, il fonde en 2015 la compagnie l’instant dissonant et réunit une dizaine de créateurices avec qui il crée des pièces situées quelque part entre le récit, la cérémonie et le paysage. Il crée en 2015 Citoyens du vent, une première pièce explorant l’âge étudiant (Ici&Demain & maison des métallos, Paris). En 2016 il crée L’âme rongée par de foutues idées (Texte en Cours 2016), un monologue d’une femme à l’engagement radical. Le spectacle est recréé en 2017 sous le titre Où va ma rage (Texte en Cours 2017 & La Baignoire, Montpellier). En 2018, il crée Petits effondrements du monde libre, un repas utopique sur nos pas de côté (La Loge, Paris). En 2019, il crée Mes parents morts-vivants, une fête d’enterrement pour deux comédiennes et 15 amateurs, qui se joue à ciel ouvert (Lyncéus Festival, Binic). En 2020, il part cinq mois en résidence sur l’île Amsterdam dans le cadre de l’Atelier des Ailleurs 5, coorganisé par la DAC Réunion et les Terres australes et antarctiques françaises. En 2022, il crée l’île sans nom, une pièce de théâtre-paysage pour raconter cette île-monde. Il prépare pour 2027 La Mesnie Hellequin, une pièce pour l’espace public à partir d’un mythe du même nom (CNAREP & DGCA / Hors-Cadre 2023 ; SACD /Auteurs d’Espace 2024). En 2025 et 2026, il renoue avec le théâtre en prison pour écrire plusieurs scènes avec les détenus du Centre de détention de Rennes-Vezin, un travail qui donnera lieu à une création hors les murs dans les années à venir. Il donne régulièrement des ateliers d’écriture-paysage. IAvec Lise Crétiaux, il organise des ateliers de confection collective autour du drapeau.
Depuis 2021, il écrit pour les projets de territoires de Simon Gauchet / l’École Parallèle Imaginaire avec Le Pays (2021), ParadiseFest(2023), et Le Bois dormant (2026). Il fait le regard extérieur de Bao Bras (2024)d’Élise Douyère.
Photo © Louise Quignon